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Les travaux déductibles des impôts en résidence secondaire sont limités en France : contrairement à une résidence principale, ils n’ouvrent généralement pas droit à un crédit d’impôt, mais certains dispositifs permettent néanmoins de réduire la fiscalité liée aux travaux.

Définition : ces travaux correspondent aux dépenses de rénovation, d’entretien ou d’amélioration qui peuvent, dans certaines situations (location meublée, régime réel, dispositifs énergétiques), être déduites des revenus imposables ou ouvrir droit à des aides financières.

Ce guide explique quels travaux peuvent être déduits des impôts en résidence secondaire, dans quelles conditions, et comment les déclarer.

Quels travaux peut-on déduire des impôts dans une résidence secondaire ?

Dans une résidence secondaire, les travaux ne sont généralement pas directement déductibles de l’impôt sur le revenu. En revanche, certaines dépenses peuvent être déduites des revenus locatifs si le bien est mis en location (notamment sous le régime réel en location meublée), ou bénéficier d’aides financières et d’avantages fiscaux lorsqu’elles concernent la rénovation énergétique du logement.

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Les aides financières aux travaux en résidence secondaire

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Les travaux dans les résidences secondaires ne sont pas éligibles aux crédits d’impôts, mais certaines aides contribuent à les financer

Il existe assez peu de dispositifs de défiscalisation pour les résidences secondaires. Il est cependant possible de bénéficier d’abattements ou de déduire certaines charges des revenus imposables en fonction du régime (micro-BIC ou régime réel). Plusieurs aides financières sont également à disposition des propriétaires, voire des locataires.

Attention à MaPrimeRénov’ : un logement qui reste utilisé comme résidence secondaire n’est pas éligible à MaPrimeRénov’. Cette aide concerne les logements occupés à titre de résidence principale ou, pour les propriétaires bailleurs, loués comme résidence principale dans les conditions prévues par le dispositif.

Prime Certificats d’économies d’énergie (CEE)

Les Certificats d’économies d’énergie (CEE) permettent de bénéficier d’aides versées par les fournisseurs d’énergie pour certains travaux de rénovation énergétique. Une résidence secondaire peut être éligible aux CEE si le logement est achevé depuis plus de deux ans. Le montant de l’aide dépend notamment du type de travaux, de leurs performances et, pour certaines offres, des revenus du ménage. Un audit énergétique n’est pas systématiquement exigé : les conditions varient selon l’opération concernée. Depuis le 17 janvier 2026, les résidences secondaires sont toutefois exclues du dispositif « Coup de pouce Rénovation d’ampleur » applicable aux maisons et appartements individuels.

Les travaux admissibles :

  • Isolation
  • Remplacement du système de chauffage par un système plus économique
  • Installation d’un chauffe-eau solaire ou d’un ballon thermodynamique
  • Remplacement des fenêtres

Réduction du taux de TVA

Que vous soyez propriétaire ou locataire, certains travaux réalisés dans une résidence secondaire achevée depuis plus de deux ans peuvent bénéficier d’une TVA à taux réduit. Le taux de 10 % concerne notamment certains travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement ou d’entretien, tandis que le taux de 5,5 % s’applique à certains travaux de rénovation énergétique. Pour bénéficier du taux réduit sur les matériaux et équipements, ceux-ci doivent être fournis et facturés par l’entreprise qui réalise les travaux.

Au lieu des 20% habituels, il est possible d’obtenir un taux de TVA à :

  • 10% pour les travaux d’amélioration, d’entretien ou d’aménagement (main d’œuvre, matières premières, équipements et éléments encastrables).
  • 5,5% pour les travaux d’isolation, l’installation d’une chaudière biomasse ou d’une pompe à chaleur air-eau (fourniture et pose).
  • 2,1% pour les travaux de rénovation entrepris à la Réunion, en Guadeloupe et en Martinique.

Exonération de taxe foncière

Exonération de taxe foncière

Certaines communes et intercommunalités peuvent accorder une exonération temporaire de taxe foncière de 50 % à 100 % pendant trois ans aux logements achevés depuis plus de dix ans ayant fait l’objet de travaux de rénovation énergétique éligibles. Ce dispositif n’est applicable que si la collectivité concernée l’a adopté.

Pour en bénéficier, le montant des dépenses éligibles doit notamment dépasser 10 000 € par logement sur l’année précédant l’exonération, ou 15 000 € sur les trois années précédentes. Les travaux doivent concerner des prestations de rénovation énergétique éligibles, notamment l’isolation, le chauffage, la ventilation ou la production d’eau chaude sanitaire.

Aides locales

Un certain nombre d’aides locales viennent compléter l’offre nationale pour défiscaliser une partie du montant des travaux engagés dans une résidence secondaire. Pour les connaître, il faut se renseigner auprès de l’Anil (Agence nationale pour l’information sur le logement). Il suffit d’indiquer son statut (propriétaire occupant ou bailleur, par exemple), sa région, son département et sa commune pour découvrir les aides locales.

À Paris, le dispositif Éco-rénovons Paris+ accompagne les copropriétés dans leurs projets de rénovation énergétique et environnementale. Selon le projet, des aides peuvent notamment financer une partie de l’audit global et des travaux, sous conditions. Les montants et critères dépendent de la nature et de la performance du projet de rénovation.

Comment déclarer des travaux dans sa résidence secondaire ?

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Déclarer des travaux dans une maison de vacances peut donner droit à une exonération de taxe foncière

À chaque dispositif de défiscalisation sa méthode de déclaration :

  • Prime CEE : choisir et accepter une offre CEE avant de signer le devis ou d’engager les travaux, puis transmettre après leur réalisation les justificatifs demandés, notamment la facture et l’attestation sur l’honneur. Selon les travaux concernés, le recours à un professionnel RGE peut être exigé.
  • Réduction du taux de TVA : depuis le 1er mars 2025, aucune attestation spécifique n’est à remettre à l’entreprise. Le client certifie directement sur le devis ou la facture que les conditions permettant l’application du taux réduit de TVA sont remplies.
  • Exonération de taxe foncière : adresser au service des impôts du lieu de situation du bien, avant le 1er janvier de la première année au titre de laquelle l’exonération doit s’appliquer, une déclaration accompagnée des justificatifs relatifs à la nature et au montant des dépenses.

L’info du chasseur immobilier :

Selon la nature des travaux, et notamment s’ils influencent la surface du bien, son affectation (habitation, locaux à usage professionnel, locaux commerciaux) ou ses éléments de conforts (électricité, WC, baignoire, gaz, etc.), il est possible que l’administration fiscale revoit sa valeur cadastrale locative. Vous pourriez donc avoir des obligations déclarativespouvant impacter le montant des impôts locaux (taxe foncière notamment).

À savoir lors de la revente : certains travaux de construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration réalisés par une entreprise peuvent, sous conditions, être ajoutés au prix d’acquisition pour le calcul de la plus-value d’une résidence secondaire. Ils peuvent ainsi réduire la plus-value imposable. Pour un bien détenu depuis plus de cinq ans, un forfait de 15 % du prix d’acquisition peut également être utilisé dans certaines conditions.

Défiscaliser sa résidence secondaire grâce à la location meublée

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Mettre sa résidence secondaire en location peut aider à déduire les travaux de ses impôts

En plus des aides financières éventuellement disponibles, la mise en location meublée d’une résidence secondaire peut avoir des conséquences fiscales. Les loyers perçus relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). L’activité est considérée comme non professionnelle (LMNP) dès lors que les conditions permettant de la qualifier de professionnelle ne sont pas toutes réunies. Le régime d’imposition applicable dépend ensuite notamment du montant des recettes et du type de location meublée.

Deux régimes sont possibles :

  • Régime micro-BIC : un abattement forfaitaire est appliqué aux recettes. Son taux dépend du type de location meublée : pour les revenus 2025 déclarés en 2026, il est notamment de 50 % pour les locations meublées classiques et les meublés de tourisme classés, et de 30 % pour les meublés de tourisme non classés.
  • Régime réel d’imposition : les charges réellement supportées dans l’intérêt de l’activité peuvent, sous conditions, être déduites du résultat imposable. Certaines dépenses de travaux ou d’équipement peuvent toutefois devoir être immobilisées et amorties plutôt que déduites intégralement l’année de leur réalisation.

L’info du chasseur immobilier :

L’optimisation de la fiscalité d’un bien commence dès la phase d’acquisition. Selon la nature des travaux réalisés, ceux-ci peuvent avoir un impact sur la valeur locative cadastrale du logement et, par conséquent, sur le montant de la taxe foncière. Être accompagné par un chasseur immobilier permet d’anticiper ces effets fiscaux et de sécuriser un projet d’achat de résidence secondaire.

Travaux déductibles en résidence secondaire : l’essentiel à retenir

  • Les travaux dans une résidence secondaire n’ouvrent généralement pas droit aux crédits d’impôt réservés à la résidence principale.
  • Certaines aides financières existent néanmoins, notamment pour les travaux de rénovation énergétique (prime CEE, TVA réduite).
  • Des exonérations temporaires de taxe foncière peuvent être accordées par certaines communes après des travaux énergétiques.
  • Si la résidence secondaire est mise en location meublée, certains travaux peuvent être déduits des revenus locatifs sous le régime réel.
  • La nature des travaux peut modifier la valeur locative cadastrale et donc influencer la fiscalité locale
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