Quelle est la période idéale pour acheter ou vendre son bien immobilier ?

Au printemps les oiseaux chantent et le marché immobilier aussi : c’est à cette saison que le nombre de transactions est traditionnellement le plus haut.
La grande majorité des particuliers estiment d’ailleurs que cette saison est la plus propice à l’achat.
L’avis des experts immobiliers est tout autre : le printemps est la bonne saison certes…mais pour les vendeurs !
Décryptage rapide des quatre saisons de l’immobilier et des meilleurs moments de l’année pour acheter ou vendre.

Mieux vaut chercher en doudoune qu’en t-shirt : la fin d’année est la meilleure période pour acheter

Notre conseil : commencez vos recherches mi-octobre. C’est à cette période que le nombre d’acheteurs est le moins important et cette accalmie se prolonge généralement jusqu’en février. C’est une période où vous pourrez acheter avec moins de précipitation qu’aux beaux jours. Et même parfois mieux négocier le prix d’achat : une étude de l’INSEE sur la saisonnalité du marché immobilier indique qu’il peut y avoir des écarts de 2 à 3% uniquement en fonction du moment de l’année ou vous achetez ou vendez.
Attention néanmoins à ne pas vous focaliser sur cette période en particulier, au risque de passer à côte de votre perle rare, surtout si votre recherche immobilière est très spécifique. En immobilier, le cœur a ses raisons que les saisons ignorent (en plus d’être chasseurs d’appartement, nous sommes des poètes chez Early Birds !)

Mieux vaut vendre au printemps

C’est la saison de l’année où le nombre de demandeurs atteint son pic : le vendeur aura donc plus de visites et donc plus d’offres…mais seulement si le logement est au juste prix. Car le marché étant aussi très actif côté vendeurs, la concurrence est donc rude : si vous mettez votre bien en vente à un prix trop élevé, vous risquez alors de rater le fenêtre de tir du printemps.
Ce pic printanier vaut surtout pour les grandes surfaces, car les propriétaires de biens familiaux souhaitent généralement déménager pendant les vacances scolaires d’été, afin de préparer la rentrée scolaire sereinement.

Mais tout ça, c’était avant !

Avant la baisse drastique des taux et avant la pénurie de biens à la vente sur le marché immobilier parisien, qui sont venues bouleverser cette saisonnalité historique. Ainsi, en 2016,  ce n’est pas au printemps que le nombre de transactions immobilières a été le plus élevé…mais en décembre. Donc au moment où, habituellement, le marché est en hibernation.

Se dirige-t-on vers un printemps immobilier qui dure désormais toutes l’année ? Réponse en 2018, quand les données immobilières 2017 seront disponibles !

En conclusion : il n’y a (peut-être) plus de saisons ma bonne dame !