Focus sur le marché immobilier du luxe à Paris

Qu’appelle-t-on marché immobilier de luxe à Paris ?

Les critères d’un appartement de luxe à Paris

Les grands appartements familiaux classiques parisiens, même ceux dont le prix dépassent largement le million, ne sont pas forcément des biens dits « de luxe », de prestige ou d’exception.
Le prix est bien entendu un critère-clé du luxe : il doit être prohibitif. Mais le prix à lui seul ne suffit pas. La qualification d’appartement de luxe suppose en effet que tous les critères de qualité soient réunis : les biens d’exception portent bien leur nom, puisqu’on doit être dans l’exceptionnel. Pas le bien, pas le beau ou le très beau : l’exceptionnel !
Dans l’immobilier de prestige, le charme parisien ne suffit pas : il faut du raffinement.
Une « bonne localisation » n’est pas de mise : il faut un très beau quartier et/ou un emplacement exceptionnel.
On ne se contente pas d’une vue dégagée : il faut une vue extra-ordinaire.
Un immeuble de bon standing est trop banal : il faut du grand, du très haut standing, ou une architecture tout à fait particulière.
Si l’une de ces remarquables qualités manque à l’appel, le bien n’obtiendra son ticket d’entrée pour le club très fermé du luxe que si d’autres atouts de taille en font un bien rare, voire unique.
Sinon, il entrera dans le cercle des biens « haut de gamme », élitiste également, mais dont les membres sont plus nombreux.

Le prix des biens de prestige à Paris

Le ticket d’entrée moyen se situe entre 12.000 € et 18.000 le m². Point de prix-plafond au m² puisqu’en immobilier haut de gamme à Paris, il n’y a pas de règle. Il y a néanmoins une constante : c’est toujours un achat plaisir.
Exemple récent d’un quasi-record de prix au m² : dans un hôtel particulier du 17ème siècle situé quai Malaquais dans le 6ème arrondissement, un appartement de 256 m² s’est vendu près de 13 millions d’euros, soit 49.000 € le m².

Le profil des acquéreurs dans l’immobilier de luxe

Selon une étude de Lux-résidence.com, réalisée sur un panel de 160 personnes en recherche d’un bien immobilier de prestige, l’acquéreur-type a plus de 50 ans (81 %), est déjà propriétaire (75 %) et le revenu du foyer est supérieur à 200 000 euros annuels (27 %). Si plus de la moitié de ces acquéreurs vit en France, la proportion des français non-résidents a bondi de 14 % en un semestre (Source Le Parisien : Immobilier de luxe : le retour des super-riches en France)
A Paris, pour les biens entre 1 M€ et 2,5 M€, la clientèle est essentiellement française et parisienne et se compose majoritairement de cadres supérieurs, de chefs d’entreprises et de professions libérales. En 2016, les acheteurs étrangers représentaient moins de 10 % des ventes de biens de prestige à Paris. C’est donc une demande intérieure qui booste la croissance de ce segment immobilier.

Comment se porte le marché immobilier haut-de-gamme à Paris en 2017 ?

Il se porte bien. Même très bien. La confiance des acquéreurs revient, notamment des expatriés et étrangers, grâce à la conjonction de plusieurs facteurs : Brexit, taux d’intérêt historiquement bas, nouvelle présidence.
Paris reste par ailleurs une ville attractive en termes de prix. Vous avez bien lu, ça n’est pas une coquille dans le texte : les prix de l’immobilier haut de gamme à Paris sont attractifs…à l’échelle mondiale du moins. Paris n’est en effet qu’au 7ème rang des grandes villes au monde où l’immobilier de prestige est le plus cher : Monaco est en tête du podium (41 K€/m²), juste devant Hong-Kong (39 K€/m²), puis Tokyo (29 K€/m²), Londres (17 K€/m²), New-York, Shangaï, et enfin : Paris, avec une moyenne de 12 K€/m².
Sous l’influence de ces multiples facteurs favorables, le marché de l’immobilier haut de gamme parisien a ainsi vu ses ventes augmenter autour de 10% à 15% entre 2016 et 2017, selon les agences spécialisées dans ce créneau du luxe (Féau, Coldwell Banker, Emile Garcin, Barnes, John Taylor…). La progression des prix suit la même tendance sur les biens haut de gamme à Paris entre 1 et 4 millions d’euros ( + 10 à 15%),.
La hausse des prix n’est semble-t-il pas prête de s’arrêter car l’offre d’appartements parisiens de plus d’un million d’euros est de plus en plus restreinte.

Reste à espérer que la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune, récemment détrôné par l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) ne viendra pas enrayer cet engouement des plus aisés pour les pépites immobilières de notre belle capitale.
Retrouvez notre article sur l’IFI en cliquant sur ce lien.